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Il est grand temps de se doter d'une stratégie agroalimentaire au Québec

La Fédération de l’UPA de la Montérégie réitère sa demande auprès du gouvernement afin que le secteur agroalimentaire soit ajouté aux autres axes de développement stratégique de l’économie québécoise. « L’annonce d’un sommet sur l’alimentation dévoilée par le ministre Pierre Paradis lors du congrès général de l’UPA la semaine dernière, ne fait que reporter à plus tard des actions qui peuvent et doivent être entreprises dès maintenant, car on ne peut passer sous silence l’importance du secteur de l’agroalimentaire dans toutes les régions du Québec », a déclaré Christian St-Jacques, président de l’UPA de la Montérégie.

Rappelons que l’UPA et le Conseil de la transformation alimentaire du Québec, avec l’appui de La Coop fédérée, du Mouvement Desjardins et de la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation de l’Université Laval, ont lancé au début de la semaine dernière une démarche commune en faveur d’une stratégie québécoise de l’agroalimentaire. Ces organisations identifient trois enjeux stratégiques pour le secteur agroalimentaire : stimuler l’investissement et l’innovation dans les entreprises agricoles et de transformation, augmenter l’investissement en recherche et répondre à la pénurie de main-d’œuvre.

« Il faut se positionner stratégiquement pour être en mesure de s’ajuster à l’accord de libre-échange avec l’Europe et au Partenariat transpacifique qui, tous deux, entreront en vigueur dans les prochaines années, a fait valoir M. St-Jacques. Nous devons être prêts à faire face aux importations supplémentaires, mais aussi tenter de profiter des ouvertures à l’étranger. L’heure est à l’action et non à un sommet qui, de toute façon, ne risque pas de nous en apprendre beaucoup! »  M. St-Jacques a ajouté que  l’atteinte des objectifs de relance économique désirée par le gouvernement doit miser davantage sur le secteur agroalimentaire.

L’agriculture et la transformation alimentaire ont généré des ventes s’élevant respectivement à    8 G$ et 24 G$ en 2014. Les deux secteurs combinés représentent 200 000 emplois directs et indirects au Québec (5,1 % des emplois), 11 G$ du PIB et 4,5 G$ en revenus pour les différents paliers de gouvernement.  Pour sa part, l’agriculture montérégienne génère 30 % des recettes agricoles et 25 % des emplois agricoles au Québec. La région regroupe pas moins de 25 % des agriculteurs avec ses 6 977 fermes et ses 11 734 producteurs agricoles.


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