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Les producteurs de la Montérégie appuient sans équivoque la gestion de l'offre

Négociations du Partenariat Transpacifique (PTP)
Front commun de la filière agroalimentaire québécoise : le premier ministre Harper doit préserver intégralement la gestion de l’offre

Les producteurs agricoles de la Montérégie unissent leur voix à celles des producteurs de l’ensemble du Québec pour exiger le respect de la gestion de l’offre dans le cadre des négociations en cours du partenariat Transpacifique. Outre la Fédération de l’UPA de la Montérégie, les Producteurs de lait de la Montérégie-Est, les Producteurs de lait de la Montérégie-Ouest, le Syndicat des Producteurs d’oeufs de consommation de l’Ouest du Québec, le Syndicat des producteurs d’œufs d’incubation du Québec, les Éleveurs de volailles de la Montérégie, les Éleveurs de volailles des Cantons-de-l’Est et le Centre d’insémination artificielle du Québec se disent préoccupés par la gestion de l’offre.

« L’expérience des concessions de dernière heure accordant un accès supplémentaire de 17 700 tonnes de fromages aux Européens dans l’entente Canada – Union européenne nous a rendus très méfiants, a expliqué Christian St-Jacques, président de la Fédération de l’UPA de la Montérégie. Nous approchons du moment où les leaders politiques auront à intervenir pour finaliser l’entente. Monsieur Harper doit résister aux pressions et dire non à de nouvelles concessions dans les secteurs sous gestion de l’offre.»  

Bien que le gouvernement fédéral se soit engagé à répétition à défendre la gestion de l’offre dans toutes les négociations commerciales, les producteurs de lait, d’œufs et de volailles et leurs partenaires sont très inquiets qu’il en vienne à accepter de nouvelles concessions qui pourraient conduire à son démantèlement. Cette préoccupation s’est accentuée à la faveur de la déclaration du premier ministre en mars dernier à propos des négociations en cours du PTP, dans laquelle M. Harper affirmait « être devant des choix difficiles ».

La pression exercée sur le Canada pour qu’il accepte d’ouvrir ses marchés sous gestion de l’offre augmente. Elle vient principalement des États-Unis. Une demande que M. St-Jacques qualifie d’injustifiée alors qu’ils sont déjà les principaux exportateurs de produits laitiers et avicoles au Canada. Depuis l’entrée en vigueur de l’ALÉNA, en 1994, les exportations totales de produits laitiers américains au Canada ont augmenté de 408 % en tonnage pour atteindre 156 763 tonnes en 2014, pour une valeur de près de 400 millions $. Cela représente 78 % de toutes les importations canadiennes de produits laitiers.

Pour leur part, les importations de volailles américaines au Canada totalisent une valeur de 717 millions $ alors que les importations d’œufs américains sur le marché canadien représentent 30 % des exportations totales d’œufs des Américains dans le monde et avoisinent une valeur de 100 millions $. Pour ce qui est des œufs d’incubation, les États-Unis accaparent 20 % de notre marché pour une valeur de 44 millions $.

Nous importons de 8 % à 10 % de nos besoins en produits laitiers et en poulets. Les États-Unis, quant à eux, importent moins de 3 % de leurs produits laitiers grâce à des contingents tarifaires et des mesures de soutien interne qui limitent l’accès à leur marché.

Le Canada a déjà des accords de libre-échange en vigueur avec quatre des 12 pays qui négocient le PTP : les États-Unis, le Mexique, le Pérou et le Chili. Il a également une négociation en cours avec le Japon, la plus grande économie de la zone après celle des États-Unis. L’Institut Fraser a évalué les gains éventuels du PTP pour le Canada à un maximum de 0,5 % du PIB total, soit environ 9 milliards $. « Nous ne sommes pas contre le PTP. Nous sommes pour un PTP avec la gestion de l’offre intégralement préservée et sans concessions d’accès au marché. Les secteurs laitiers et avicoles, juste au Québec, rapportent année après année près de 8,2 milliards de dollars au PIB, génèrent 92 000 emplois et permettent le versement de 1,38 milliard en taxes et impôts aux trésors gouvernementaux. Au plan canadien, ils contribuent pour plus de 30 milliards au PIB et génèrent plus de 300 000 emplois de qualité. Le Canada a tout intérêt à préserver cette contribution majeure à son économie » a conclu Christian St-Jacques.

Rappelons que le 25 mai dernier, la Coalition GO5 a lancé une campagne publicitaire et d’affichage sous le thème forts et unis pour la gestion de l’offre. Pour plus de renseignements sur la campagne, consultez le site internet de la campagne : WWW.FORTSETUNIS.CA. Lors du lancement au cours d’un point de presse, le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, M. Pierre Paradis, le président de l’UPA et porte-parole de la Coalition pour un modèle agricole équitable, la gestion de l’offre, M. Marcel Groleau, le président de La Coop fédérée, M. Denis Richard et le président d’Agropur coopérative, M. Serge Riendeau, accompagnés des principaux acteurs de la filière agroalimentaire québécoise, ont demandé au premier ministre du Canada, M. Stephen Harper, de préserver intégralement la gestion de l’offre dans les négociations en cours du Partenariat transpacifique.

À propos de la Coalition GO5
La Coalition GO5 rallie de nombreuses personnes et organisations qui croient en une agriculture forte et un secteur alimentaire prospère au Québec. Elle vise le maintien de la gestion de l'offre au terme des différentes négociations commerciales nationales et internationales. Cette gestion de l’offre assure aux Québécois une production locale d’œufs, de volailles et de produits laitiers de grande qualité et aux agriculteurs, un revenu équitable du marché, sans subvention.


Pièces jointes

Communiqué