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État de la situation de la Baie Lavallière: terres inondées et faillite potentielle de fermes

La Fédération de l’UPA de la Montérégie a tenu un point de presse cet avant-midi, à la Ferme JM Paul de Sainte-Anne-de-Sorel, afin de faire l’état de la situation de la baie Lavallière, qui, pour la première fois dans le dossier, met en péril une ferme de 11e génération. La situation catastrophique des inondations récurrentes et permanentes sur plus de 75 % des terres de cette ferme établie depuis 1715 pourrait empêcher les semences printanières et donc signifier sa fermeture définitive. Depuis les 12 dernières années, la ferme a essuyé des pertes de 1 million de dollars, dont 180 000 $ seulement l’an dernier. Les propriétaires de la ferme ne peuvent pas supporter une autre année de pertes et la relève, qui serait la 12e génération, ne pourra pas s’établir.

« Le problème à la baie Lavallière ne date pas d’hier, a indiqué Sylvain Joyal, président du Syndicat de l’UPA de Richelieu-Yamaska, puisque les demandes répétées des agriculteurs pour entretenir le cours d’eau datent des années 1980. Les travaux d’entretien de la rivière Pot-au-Beurre, commencés par le ministère de l’Agriculture, ont été abandonnés en 1985 suite à des divergences avec le ministère de l’Environnement. Il ne faut pas se leurrer, ces inondations fréquentes tout au long de l’année mettent en péril la survie de fermes autrefois très prospères. » La situation à la baie Lavallière est d’autant plus critique que le niveau de l’eau fait en sorte que les terres restent imbibées, même après le retrait des eaux provenant des crues printanières.

Pour Christian St-Jacques, président de la Fédération de l’UPA de la Montérégie, l’urgence d’agir ne fait pas de doute. « La situation est intenable pour nos producteurs et a maintenant atteint son paroxysme, a déclaré M. St-Jacques. Nous demanderons une rencontre avec le nouveau ministre de l’Agriculture, Pierre Paradis, afin de trouver des solutions à court terme pour sauver ces fermes, mais aussi des solutions permanentes et durables. M. Paradis a toujours été sensible à la réalité des producteurs agricoles. »

Rappelons que le problème de la baie Lavallière touche plus de 15 producteurs sur au moins 1000 hectares de terres cultivées. Les quelque 300 fermes de la MRC Pierre-De Saurel génèrent, selon les données 2011 de Statistique Canada, des revenus bruts annuels de 100,3 millions de dollars avec un capital agricole total d’une valeur de 518,5 millions de dollars. L’agriculture est donc un moteur économique majeur dans cette région.

 


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